Geraldine Hunt, diva des années disco
Le Titre De La Semaine

LTDLS #4 : Geraldine Hunt – Can’t Fake The Feeling

Le problème du disco, c’est que la production a été tellement massive dans les années 1970-80 qu’il est dur de n’en retenir que les meilleurs morceaux. Mais Can’t Fake The Feeling en fait très certainement partie !

Simplicité du beat, richesse de la basse

Pour la batterie, pas de fioritures : le but ici, c’est de poser le rythme, droit et efficace. La basse bien claquante et groovy entre en même temps, rapidement soulignée par la guitare et les violons moelleux. Ça y est, le ton est donné : ce morceau est un hit qui donne irrésistiblement envie de taper du pied. Et quoi de mieux qu’une diva comme Geraldine Hunt pour nous raconter ses misères amoureuses par-dessus tout ça ?

Pauvre Géraldine

Heureusement que nous, les auditeurs, sommes là pour écouter les mésaventures des artistes. Dans ce morceau, Geraldine est plutôt à plaindre : elle sort avec son amant depuis des années, elle le connait par cœur (y compris au lit, visiblement…) mais elle sent que quelque chose a changé chez lui. Et pour cause : il ne l’aime plus, et il simule son amour ( au lit aussi, probablement !).

Geraldine, pas dupe, démasque avec une assurance déconcertante son amant : « You can’t fool me : you can’t fake the feeling when you’re feeling » (autrement dit : je suis pas dupe : tu peux pas faire semblant quand t’as vraiment des sentiments, et je vois bien que tu simule).

Le rythme de la tristesse ?

La piste instrumentale reste sensiblement la même sur tout le morceau, et il est assez louable que Geraldine Hunt (artiste et productrice) n’ait pas succombé à la mode grandissante des synthés artificiels, grandiloquents, voire grotesques qui commence à pointer le bout de son nez en 1980. Le morceau reste claquant et sautillant tout en gardant une vraie âme organique faite par de vrais instruments.

J’ai toujours eu une grande interrogation concernant le disco : comment chanter des paroles si tristes sur une musique si joyeuse ? En tout cas, le résultat est là : ce morceau est un tube mondial des années disco dès sa sortie en 1980. Et j’espère que l’amant de Geraldine se mord encore les doigts aujourd’hui de ne plus sortir avec une diva aussi talentueuse !